Toutou est-il le symbole de la génération IA ou son meilleur antidote?
Bonne fête maman 😘
Dimanche dernier, on célébrait la fête des mères.
Bien que je sois entourée d’histoires de mères chez Bliss, j’ai 39 ans, et je n’ai pas d’enfant. Mais, j’ai un toutou. Et, je ne suis pas la seule.
Le nombre de femmes qui adopte un toutou explose. Il y a même un nom pour elles sur les RS : les dog moms.
Les dog moms sont des femmes qui se considèrent comme la “maman” de leur chien. Elles célèbrent la fête des mères avec lui, lui ouvrent un compte Insta et parlent de lui comme d’un enfant. But why ?!
Pendant longtemps, la maternité était considérée comme un passage obligé. Aujourd'hui, elle est devenue un choix (pour la plupart). Et quand un choix apparaît, forcément les trajectoires qui s’en dévient questionnent, jusqu’à susciter des débats enflammés.
Certains affirment que ces femmes préfèrent les toutous parce qu’elles sont devenues individualistes, d’autres le présentent comme le symbole ultime de l’émancipation féminine: pas de conjoint à gérer, pas de charge mentale parentale, pas de compromis.
Depuis quelque temps, je remarque au caniparc que s’ajoutent aux dog moms, des personnes qui, il y a quelques années, se disaient plutôt indifférentes, voire pas très dog friendly. Et même la Gen Z.
Et si toutou était devenu le symbole ultime de la génération IA ?
Dans le nouveau DC Comics, Supergirl, l’héroïne ne devra pas sauver les humains, mais son chien.
Il y a quelques jours, j’écoutais le dernier podcast de Esther Perel, invitée chez Jay Shetty pour parler de pourquoi il est devenu si compliqué de trouver l’amour.
Spoiler: ce n’est pas parce que les femmes préfèrent adopter des toutous.
Dans un monde où les apps nous suggèrent quoi regarder, quoi écouter, quoi acheter en montrant d’autres personnes qui pensent déjà comme nous, où les IAs nous répondent instantanément en nous donnant toujours raison, où l’on peut commander n’importe quoi en trois clics, nous tolérons de moins en moins l’inconfort.
Esther explique ainsi que nous avons de plus en plus de mal à supporter l’incertitude, l’attente, la contradiction, et bien sur, d’être rejeté. Et comme par définition, les relations humaines sont incontrôlables et toutes ces choses là à la fois, elles sont devenues l’endroit qui cristallisent désormais toutes ces peurs. Ce qui explique pourquoi tant d’entre nous, ont du mal à entrer, ou rester, en relation.
Quand je pense à la Gen Z qui est la génération la plus connectée de l’histoire, j’ai mal pour eux 😱 …
Bref, c’est là que je me suis demandée si l’explosion du nombre de chiens n’avait pas plutôt un rapport avec cette vie indolore que nous vendent les IAs, plutôt que le comblement d’un vide affectif.
Toutou est heureux de me voir tous les jours. Il est toujours disponible. Il ne me ghoste pas. Il ne me juge pas. Avec lui, je n’ai jamais tort.
Toutou m’aime avec une générosité quasi absurde.
Alors, pour ceux qui ne supportent plus la moindre contrariété, toutou pourrait paraitre comme le compagnon idéal.
Mais, en plus d’être fidèle, prévisible et rassurant, toutou nous apporte de la connexion.
Et c’est justement pour cela que j’ai adopté un chien. Pas pour combler un vide affectif, pas par affirmation féministe, ou parce que je ne supporte pas qu’on me contredise.
Mais parce que grâce à lui, je fais plus attention aux changements de saisons, et à leur impact sur les plantes de mon quartier. J’ai des conversations avec des nouvelles personnes que je croise dans la rue tous les jours, qui n’appartiennent pas à mon cercle, ne font pas mon métier, ou ne pensent pas comme moi.
Toutou me sort des écrans et de ce monde artificiel sans saveur.
Tout ce que conseille finalement Esther pour se reconnecter, et rencontrer l’amour 💗.
Alors, un gros Bisou à toutou qui est mon meilleur antidote aux dérives de l’IA.
Attennnds, avant de partir, je te partage mes micro-obsessions du moment 100% humaines.
Mon expo CORPS en avant-première au Carreau du Temple le 13 juin
Je présente, en avant-première, mon projet documentaire CORPS au Bliss Festival le 13 juin de 10h à 19h au Carreau du Temple, à Paris.
Le Pitch : douze personnes sont invités à raconter leur rapport à leur corps, et à se dénuder, si l’envie et la pudeur leur permettent.
En plus de voir mon docu, tu pourras profiter de tous les stands Bliss (épisodes lives, talks, sport & shopping). Il reste des billets, tu viens ?
Mes micro-obsessions du moment :
Les deux saisons de la brillante série espagnole Perfect life sont sur Arte en accès libre. Trois femmes en quête de liberté, bien dans le thème de cette édition.
Les femmes disparaissent avec l’âge, une émission France Culture,
Pomelo, une newsletter fine et sensible sur la bouffe.





