Éloge au grand air et à la nature
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Je voulais te parler dans cette newsletter de la folie des sagas de Taylor Sheridan (Yellowstone and co), dont nous sommes absolument fans, toutou et moi.
Mais écrire sur des séries m’a semblé complètement inapproprié compte tenu des canicules que nous venons de subir. J’espère que tes proches et toi allaient bien.
J’ai raté quelques envois de newsletters, je ne pouvais pas rester devant un écran plus de 2 minutes, et même l’idée de travailler me donner encore plus chaud. J’imagine que toi aussi, tu as eu du mal à performer, et c’est bien normal.
Est-ce que tu savais qu’il existe en Espagne un congé climatique pour protéger les travailleurs pendant des événements météorologiques extrêmes ?
Il serait peut-être temps de s’y mettre.
Bref, la semaine dernière il a fait près de 40 degrés, pour la deuxième fois dans l’année à Paris.
Je vis sous les toits, il fait donc 34°C dès 8h du matin dans mon appart’. C’est beau les derniers étages, mais pas à l’ère du dérèglement climatique. J’ai bouilli, mais surtout j’ai eu très peur pour toutou. Entre la température intérieure, et le bitume brulant, la question de savoir si toutou peut vivre en ville m’a semblé vite tranchée.
J’avais la chance d’avoir prévu un road-trip de Paris à Aix avec un ami cette semaine-là. Et comme Taylor Sheridan, ce que j’aime le plus au monde, ce sont les grands espaces, et la nature sauvage. J’avais donc prévu d’emmener mon ami camper, pour la première fois de sa vie.
Nous avons fui la capitale tôt mercredi matin. Je ne vais pas te mentir, la route était atroce. Conduire dans un véhicule, climatisé, sous un soleil de plomb, c’est une fluctuation de sensations thermiques pire que le chaud-froid d’un pervers narcissique. La prochaine fois que j’entends un débat sur la clim, je propose qu’on le passe dans mon van.
Après quelques heures de route, nous avons rejoint le Lac de Bourdon, près de Saint-Amand-en-Puisaye, patrie de Colette, où nous avons tous pu nous baigner, toutou compris. Lac qui était déjà à la limite de la crise bactérienne à cause de la chaleur 😵💫.
Nous avons posé une tente et mon van dans le camping municipal qui se trouve dans la forêt à côté.
Cette nuit, et toutes les nuits qui ont suivi loin de la ville ont été extraordinaires. Le soir, quand le soleil commençait à baisser, la température redevenait agréable. J’ai même eu froid au milieu de la nuit.
On s’est retrouvés tous les deux avec toutou, avec un réseau limité, empreints de liberté, juste heureux d’être ensemble et entourés d’arbres, loin du chaos climatique.
En regardant les étoiles et les arbres au-dessus de notre tête, on s’est tous les deux dit que c’était quand même fou que bien que nous les ayons parfaitement oublié toutes ces années, même s’ils souffrent de nos excès, les arbres sont encore là pour nous.
Je vais pas te faire un cours de SVT, mais les arbres ont toujours été nos meilleurs alliés pour rafraîchir nos écosystèmes. Et contrairement à ce que l’on croirait, la France a compris l’enjeu, et replante quand même un peu les forêts. La forêt représentait 25% du territoire au Moyen-Âge contre 32% aujourd’hui.
Ils n’ont pas l’air heureux au frais ?
Pourquoi je te parle de tout ça ? Parce que c’était trop bien Parce que planter des arbres ne suffira pas.
Prendre des moments loin de notre quotidien et de la folie des réseaux, en se reconnectant avec la nature, me semblent essentiel pour reprendre conscience que nous sommes heureux dans la simplicité, et que la nature nous devons la protéger, pour elle mais pour notre santé aussi.
Mon ami qui appréhendait ce séjour, a vite été conquis par le grand air et ce sentiment de reconnection. Le dernier jour, il m’a rabâché tous les endroits où il pourrait emmener ses enfants et leur toutou camper (“À une heure de Paris, tu te rends compte?!”), et l’importance d’être proche de la nature.
Peut-être qu’on a juste besoin d’aller passer une nuit dans la forêt pour avoir envie de se battre pour demander les mesures drastiques nécessaires à la lutte contre le dérèglement climatique, finalement 😉 ?
Alors, peut-être que toi aussi, je t’ai donné envie de tenter une nuit sous les arbres avec ou sans toutou. Si c’est le cas, voici mes trois tips pour t’assurer un bon séjour:
le camping sauvage c’est cool, mais tu dormiras mieux dans un camping. Je préfère toujours les campings municipaux, aux autres qui peuvent être bruyants.
un bon matelas gonflable. Il y en a pour toutes les bourses chez décathlon, qui permet de louer des tentes d’ailleurs désormais. Le reste, tu prends tes draps et ta couette. Pas besoin de se sur-équiper.
Pour les accros au café du matin : un réchaud bistro.
En attendant de m’envoyer des photos de ta nuit sous les étoiles, si comme moi tu as fait une belle crise d’éco-anxiété, voici quelques trouvailles qui m’aident à passer le cap :
La vie partout pour mieux comprendre le vivant proche de nous,
Le Groupe national de surveillance des arbres toujours à la recherche de bénévoles,
L’explorateur Christian Clôt organise un webinaire mardi à 20h pour discuter de “Et maintenant ? Après les canicules, construire l’avenir ensemble”.




